Comment devenir “une machine”… sans te cramer
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Cet article est un résumé des points essentiels abordés ; pour découvrir les anecdotes complètes et les détails supplémentaires, je vous invite à écouter l’épisode audio.
Comment devenir « une machine »… sans te cramer
Performance, sport, travail sous pression : le vrai sens
derrière cette demande
Il y a des phrases qu’on entend souvent dans le monde de la performance.
Et celle-ci revient régulièrement :
“Geoffrey… fais de moi une machine.”
Je sais, dit comme ça, ça peut sembler bizarre. On peut même se dire : pourquoi vouloir devenir une machine ?
Mais si tu es sportif, entrepreneur, étudiant en exam, manager sous pression… tu vois exactement ce que ça veut dire.
Derrière cette phrase, il y a une vraie demande :
➡ tenir,
➡ avancer même fatigué,
➡ rester motivé même quand ça pique,
➡ ne pas s’effondrer au moment où ça compte.
Et justement… c’est là que ça devient intéressant, parce que ce que je vais te partager peut sembler contre-intuitif.
“Toi vouloir devenir machine ?” (oui, j’ai osé)
Je repense souvent à une scène d’il y a quelques années.
J’étais encore à l’école de police. J’étais formateur (maniement des armes, secourisme… et préparation mentale). Un collègue vient me voir, très sérieux :
“Geoffrey, fais de moi une machine. J’ai besoin que tu m’accompagnes pour devenir une machine.”
Moi, reflex… je pars sur l’humour. Je le regarde et je lui sors (avec l’accent russe bien caricatural, façon Ivan Drago dans Rocky) :
“Toi vouloir être machine ? Toi vouloir devenir machine ?”
Sauf que lui… il ne rigole pas du tout. Il me regarde comme si je venais enfin de comprendre son problème.
Alors je redeviens sérieux :
“Ok. Concrètement, qu’est-ce que tu entends par ‘machine’ ?”
Et là, sa réponse est ultra claire :
“J’ai envie d’avancer. Même quand je suis fatigué. Continuer quand je n’ai pas envie. Être motivé quoi qu’il arrive.”
Tu vois le truc.
Et c’est exactement le type de discours nourri par certaines cultures “no pain, no gain” :
si tu souffres, c’est bon signe.
si tu forces, tu deviens fort.
si tu ne t’écoutes jamais, tu gagnes.
Sauf que… sur le terrain, à court/moyen/long terme, ça ne tient pas toujours. Et parfois, ça explose.
Le piège : confondre “être fort” et “s’anesthésier”
Avec mon passé (police, sport de force, préparation mentale), beaucoup de gens pensent que je vais leur apprendre à devenir des robots : se couper des émotions, avancer coûte que coûte, ne rien ressentir.
Et je comprends pourquoi. J’ai fait du kettlebell sport (un sport historiquement très présent dans les pays de l’Est), où tu dois soulever une charge de 32 kg pendant 30 minutes non-stop. Sur un championnat du monde, j’ai fait 375 répétitions. Ça représente des tonnes soulevées. Et pour tenir ça, oui : il faut de la dureté mentale.
Mais justement… l’expérience m’a appris un truc essentiel :
Le vrai niveau, ce n’est pas “être une machine tout le temps”
C’est savoir changer de mode quand tu le décides.
Et ça, ça change tout.
Je te donne un exemple : j’ai accompagné un boxeur qui était en mode “machine” en permanence.
Sur le ring, ok.
Mais aussi avec ses enfants. Avec ses amis. Dans son quotidien.
Résultat ? Il s’est vidé. Il était cuit. Rincé. Plus de jus.
Parce que être fort mentalement, ce n’est pas être anesthésié.
Ce n’est pas avancer quoi qu’il en coûte.
C’est avancer avec lucidité, avec discernement, connecté à ce qui se passe en toi.
C’est pour ça que je parle de puissance mentale, pas de “puissance du mental”.
● La puissance du mental, c’est : je force, je serre les dents, j’écrase tout… même moi-même.
● La puissance mentale, c’est : ma puissance intérieure est connectée à mon mental, et j’agis avec conscience.
Oui : parfois, il faut être en mode “machine”
Je vais être clair : il y a des contextes où tu dois compartimenter.
Je me souviens d’un travail de préparation mentale avec des policiers qui devaient annoncer des décès.
Annoncer à une mère que son fils est mort, par exemple.
Dans ce moment-là, si tu es noyé dans tes émotions, tu ne peux pas faire ton métier correctement.
Tu dois être à la fois dans l’empathie et dans une forme de détachement opérationnel.
Donc oui : parfois, le mode “machine” est utile.
Mais le vrai danger, c’est quand tu rentres chez toi… et que tu es encore en mode machine.
C’est là que les dégâts commencent.
J’ai eu une discussion avec un lieutenant-colonel (un gars solide, grand cœur). Je lui demande :
“Tu arrives vraiment à te détacher de tout ce que tu as vu ?”
Il avale sa salive… et me sort :
“Oui, oui… on y arrive.”
Tu vois le décalage.
Et c’est pour ça que dans les métiers d’urgence — et même dans l’entreprise — on voit des gens craquer.
Parce que ce que tu n’exprimes pas, ton corps finit par l’exprimer : fatigue, douleurs, tensions, troubles du sommeil, irritabilité, etc.
Moi, je l’ai vécu en police : cauchemars, réveils nocturnes, hypervigilance… solide sur le terrain, mais à la maison, parfois, j’étais “ailleurs”.
Pas parce que j’étais faible.
Parce que je ne savais pas encore switcher proprement.
Alors comment devenir “une machine” (la bonne version) ?
1) Apprendre à te connaître finement
Ce que j’appelle “être une machine”, la version saine, commence par ça :
te connaître vraiment.
Pas juste “je suis comme ci / je suis comme ça”.
Mais être capable d’identifier :
● tes modes de fonctionnement sous pression,
● ce qui te recharge,
● ce qui te vide,
● tes signaux d’alerte (physiques, émotionnels, mentaux),
● tes essentiels (valeurs, besoins, fondamentaux).
Parce que quand tu vas mal (colère, tristesse, dégoût, agitation), c’est souvent qu’un fondamental n’est plus nourri.
Et tant que tu ne sais pas lequel… tu compenses n’importe comment : tu forces, tu t’auto-violentes, tu te rigidifies.
Et là, tu ne choisis plus d’être une machine : tu subis l’obligation de performer.
Et ça, c’est le chemin le plus direct vers le craquage.
Je te pose une vraie question :
➡ sous pression, est-ce que tu sais de quoi tu as besoin, rapidement, sans te raconter
d’histoires ?
Parce que c’est ça, le niveau.
2) Développer une vraie capacité d’adaptation
Connaissance de soi + techniques = puissance mentale opérationnelle.
Tu ne découvres pas un outil le jour où “tout brûle autour de toi”.
Tu t’entraînes dans un contexte sécurisé… pour être capable de l’utiliser quand ça compte.
Moi, je sais par exemple que je suis très sensible, que j’absorbe vite.
Donc quand je sens que ça sature, je sais exactement quel “bouton” tourner : parfois une mini-relaxation, parfois une respiration, parfois une micro-coupure.
Et c’est ça le point contre-intuitif :
parfois, pour être plus performant, il faut ralentir
parfois, pour être plus solide, il faut être plus doux avec soi
parfois, pour durer, il faut récupérer comme un pro
Et là, énorme piège :
la majorité de ceux qui veulent “être une machine” veulent être intenses dans l’action, mais oublient l’intensité de la récupération.
Or, un champion, c’est aussi quelqu’un qui sait récupérer vite et bien.
Exemple terrain : respiration + anticipation + focus (en conditions réelles)
En intervention, tu ne peux pas dire : “attendez, je respire et je reviens.”
Tu dois respirer dans l’action.
Je me souviens d’une colonne d’intervention à 6h du matin. J’étais sur le binôme effraction, vérin hydraulique (“doreur”) sur la porte. Je le pose délicatement… clac… un bruit.
Le chien à l’intérieur se met à aboyer.
Risque : occupants réveillés, danger potentiel.
Le stress monte très vite.
Dans ces moments-là, ce qui m’a aidé, c’est :
● respiration (pour garder discernement + précision),
● anticipation (être mentalement prêt à l’imprévu),
● focus opérationnel (rester sur la tâche, sans dispersion).
C’est exactement ça : des compétences simples, répétées, incarnées.
Une dernière idée important
Tu n’as pas besoin de 50 techniques.
En 2011, quand j’ai passé des sélections exigeantes (une semaine d’épreuves), j’utilisais surtout
une chose : la respiration.
Ça m’a aidé à :
● diminuer le stress,
● mieux dormir,
● retrouver du focus.
Une seule compétence bien maîtrisée peut déjà te transformer.
Conclusion
Devenir “une machine”, oui… mais pas à n’importe quel prix.
Le vrai niveau, ce n’est pas d’être dur tout le temps.
C’est d’être capable de :
● monter en intensité quand il le faut,
● compartimenter quand c’est nécessaire,
● redescendre et récupérer quand c’est juste,
● rester connecté à ton discernement, pas à ton ego.
Et ça, c’est exactement la puissance mentale.
Petit rappel (action simple)
Si tu veux tester dès maintenant :
● commence par une respiration maîtrisée (1 à 3 minutes),
● entraînée dans un contexte calme,
● puis utilisée progressivement dans des contextes plus « chargés ».
FAQ
Faut-il se couper de ses émotions pour performer ?
Non. L’objectif n’est pas de s’anesthésier, mais de savoir compartimenter et revenir à soi au
bon moment.
Pourquoi “être une machine” peut devenir dangereux ?
Parce qu’un mode intensité permanent mène souvent à l’épuisement mental et physique si la récupération est négligée.
Comment devenir une machine de façon saine ?
En développant une fine connaissance de soi et une vraie capacité d’adaptation
(techniques + entraînement + récupération).








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